Traitement de la BPCO au centre hospitalier d'Arpajon

La BPCO (Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive) est une maladie chronique qui pose un problème majeur de santé publique. 

La BPCO touche environ 4 millions de personnes en France, soit 7.5% de la population adulte parmi eux, 1 million a atteint un stade symptomatique (dyspnée, toux, expectorations) et 60 000 à 100 000 ont une insuffisance respiratoire qui nécessite l’administration continue d’oxygène.

La BPCO est responsable de chaque année de 100 000 hospitalisations et de près de 16 000 décès, soit 3% des décès en France. Selon l’OMS, la BPCO sera la 4ème cause de mortalité en 2030. Cette maladie chronique est liée au tabagisme actif, on considère qu’environ 20% des fumeurs ont une BPCO et cette proportion passe à 50% pour les fumeurs qui poursuivent leur tabagisme actif au-delà de 65 ans.

Elle se manifeste à ses débuts par une toux et une expectoration matinale et des essoufflements, des signes trop souvent négligés car considérés comme les conséquences « normales » du tabagisme. La BPCO est alors réelle et l’obstruction des voies aériennes irréversibles. S’il n’existe pas de traitement qui puisse guérir la BPCO, il existe en revanche des moyens d’éviter que la maladie évolue dès lors qu’elle est diagnostiquée. 

Lors des journées mondiales de lutte contre la BPCO, le CHA propose une mesure de souffle avec le PIKO 6 (Spiromètre miniaturisé) ainsi qu’un atelier sur l’oxygène au long court à domicile animé avec les techniciens des prestataires de service. Différentes sources d’oxygène sont présentées (extracteurs, gazeux, liquides) ainsi que les indications de l’oxygénothérapie à domicile chez les BPCO au stade d’insuffisance respiratoire. 
Le CHA développe également des consultations antitabac et des consultations de pneumologie pour favoriser ce dépistage.  

Pour renforcer la lutte contre ce fléau de santé publique, pour faire prendre conscience de ces maladies et de leurs conséquences aux patients, pour prévenir, dépister et combattre les maladies obstructives des bronches, évaluez votre « capital souffle » par la « mesure du souffle ».