Chirurgie

Dr Laurent NICOLAON (PH Chirurgien orthopédiste)

La prothèse totale de hanche est utilisée pour remplacer une articulation de la hanche quand cette dernière est abimée.
L’indication la plus fréquente est la coxarthrose.

Voie d'abord :

La voie d abord utilisée pour implanter des prothèses totales de hanche au Centre Hospitalier d’ Arpajon est, sauf contre indication, la voie d abord antérieure pure (AMIS).
Cette voie d’abord présente l’avantage de passer entre les muscles. Elle ne nécessite, la plupart du temps, aucune section musculaire ni tendineuse.
L’absence de section musculaire ou tendineuse permet de limiter les douleurs postopératoires (1) et une récupération plus rapide (2).

Préparation de l’ intervention :

Lors la consultation avec votre chirurgie, plusieurs examens vous seront prescrits :

  1. Une radiographie de bassin de face à l’échelle 100% utilisée par votre chirurgien pour planifier l intervention. Cette planification permet avant l’intervention de connaître et de prévoir la taille de la prothèse qui sera utilisée. La radiographie permettra d’évaluer également l’inégalité de longueur préopératoire des membres inférieurs.
  2. Une lettre pour votre dentiste afin qu’il vérifie l’absence de foyer infectieux dentaire
  3. Une ordonnance pour réaliser un examen d’urines (ECBU) afin de vérifier l’absence d infection urinaire
  4. Lors de la consultation d’anesthésie, des examens complémentaires spécifiques vous seront prescrits.

L’ hospitalisation :

Vous serez hospitalisé la veille de l’intervention.
Une préparation cutanée sera réalisée. La zone de l’incision cutanée est tondue. Deux douches avec un antiseptique seront réalisées (une la veille de l’intervention, une autre le matin). Les patients sont autorisés à se lever dès le lendemain de l’intervention. 
L’hospitalisation dure entre 4 et 8 jours. Dans la plupart des cas, le retour se fait au domicile. Seuls les patients isolés sont dirigés après leur hospitalisation vers un centre de rééducation.

Complications les plus «fréquentes» :

Infection sur prothèse : c’est une complication rare (environ 0,5 %) mais qui justifie, compte  tenu de sa gravité potentielle, un bilan infectieux préopératoire (ECBU, examen dentaire...) et l’utilisation systématique d une antibioprophylaxie per-opératoire.

Luxation de prothèse : Bien que l’utilisation de la voie d’abord antérieure permette de diminuer au maximum ce risque, il n’est pas nul. Les taux de luxation de prothèse totale de hanche par voie antérieure en utilisation des billes de diamètre de 28mm ou supérieur varie de 0,5 a 1% (ref 3,4).

Inégalité de longueur post-opératoire : un des objectifs de la pose d’une prothèse de hanche est le plus souvent de restituer la longueur des jambes. Cependant la précision acceptable est d’environ 1 cm. Une inégalité inférieure à  1 cm n’est, le plus souvent, pas perçue par le patient. Afin de permettre d’être le plus précis possible, des radiographies à 100% sont systématiquement réalisées afin de permettre la planification la plus précise possible d’une intervention. De plus au début et pendant l intervention des clichés de radioscopie sont réalisés afin de vérifier le bon positionnement des implants et la longueur de jambe.

Phlébite : l’utilisation de la voie d’abord antérieure associée à des mesures de prévention (port de bas à varices en postopératoire immédiat, levé précoce, prévention par un traitement anticoagulant) permettent de diminuer le risque de cette complication  à 0,6 % selon une  étude de J.  MATTA (ref 3).